Rénovation de la chapelle du château


Le Manoir de Restigné a commencé la réhabilitation de la chapelle du Château.

Passionnés d’histoire et amoureux des belles pierres, Sophie et françois DUGUET se sont faits voeux de réhabilitation de l’ensemble de la propriété du Château de la Platerye.

On ne peut que les tenir en respect et les encourager dans cette vocation, cette quête de l’esthétisme qui demande, certes du potentiel, mais aussi des efforts d’investissements financiers, du temps et du travail de recherche, la connaissance  des matériaux et de l’histoire….

Depuis l’ouverture du site, en juin 2006,  beaucoup de belles et nombreuses questions de la part de la clientèle, sur l’existence de la chapelle !

La maison est un havre de paix pour la clientèle et Un leitmotiv également…le recueillement.

En 2005, L’idée de rénover la chapelle passant au second plan, après la réhabilitation de l’orangerie, des chambres du manoir, François , talentueux et habile de ses mains, décida de se lancer seul dans cette quête, dés l’hiver 2009.

Un peu d’histoire…

Un peu à l’écart du bourg, le vaste ensemble de la Platerye s’enfermait dans une enceinte protégée à l’angle sud-ouest par une tour cylindrique qui subsiste à cent mètres du manoir. (Aujourd’hui Garage Renault)!

Le portail d’entrée et la porte piétonne sont percés en retrait dans le mur bordant la route qui réunit deux pavillons. L’un deux abrite une chapelle voûtée sur lambris qui était sous le vocable de Saint Laurent. Signalée dès 1669, elle fut à nouveau bénite le 6 janvier 1753 par Mgr Germain Chateigner de la Chateigneraye, aumônier de l’abbé commendataire de Bourgueil, ce qui indique peut-être une reconstruction à cette époque….

Reconstruction intérieure de la chapelle décidée par Sophie et François DUGUET

François  DUGUET chine constamment; à ce titre, François est à la recherche constante d’objets et mobilier religieux, pour la réhabilitation de cette chapelle « Saint Laurent »

La chapelle datant du XVIIème siècle (1669), l’idée naissante fut de reconstituer la nef , en s’inspirant de chapelles de France sous le règne de la régence et de Louis XIV.

Lors de l’achat de la propriété en 2004, rien n’existait, ni rétable, ni autel, ni mobilier…

La première pièce trouvée fut un rétable du XVIIIéme siècle que françois DUGUET a restauré doucement.

La scène  centrale est une reproduction sur toile de Louis LE NAIN (1600-1648) , « l’adoration des bergers », faite et achetée spécialement pour l’occasion.

Un tabernacle provisoire, et restauré également vient soutenir ce rétable; un autre tabernacle XVIIIème viendra le remplacer, après sa restauration; en contrebas de celui-ci, de droite à gauche sont prévus 2 consoles pouvant recevoir 2 statues de 70cm de hauteur.

L’autel est déjà dessiné et sera réhabilité selon une copie d’un autel versaillais du XVIIéme.

Les murs de façade de la nef et les murs latéraux sont réhabilités en fonction des éléments de bas et haut  relief et du mobilier trouvés et des  lambris du XVIIème et XVIIIème siècle. Les peintures des lambris sont réalisés en peinture à l’ancienne et patine; certains éléments de boiseries à la feuille d’or, par les soins du propriétaire lui-même.

La voute en lambris sera nettoyée dans son intégralité et protégée d’une cire incolore. Deux lustres en bois doré et bougies de cire viendront finaliser le décor céleste.

Les autres murs seront restaurés afin de mettre en valeur la pierre de tuffeau existante sous le ciment actuel a détruire.

Les vitraux sont en cours de devis par un maître verrier d’Indre et Loire.

Les sols existants aujourd’hui et certainement maçonnées durant la période de 1935 à 1958, par l’orphelinat d’Auteuil, seront détruits et reconstitués avec les tommettes XVIIème des greniers du château; Le mobilier (chaises et fauteuils) est en cours de recherche; ainsi que les objets religieux datant de cette époque.

Une table de communion (balustrade) séparant la nef de l’intérieur est en cours de dessin, selon les éléments d’époque.

Dans cette attente de fin de réalisation, sachant que cette chapelle « Saint Laurent » est encore consacrée, nous attendrons l’évènement d’une rencontre et d’une visite commentée, lors de la bénédiction prévue….peut être courant de l’été 2010.

propos recueillis et écrits par  M.D

RAPPEL HISTORIQUE

L’histoire du Château de la Platerye / Manoir de Restigné

Un peu d’histoire…
Un peu à l’écart du bourg, le vaste ensemble de la Platerye s’enfermait dans une enceinte protégée à l’angle sud-ouest par une tour cylindrique qui subsiste à cent mètres du manoir.
Le portail d’entrée et la porte piétonne sont percés en retrait dans le mur bordant la route qui réunit deux pavillons. L’un deux abrite une chapelle voûtée sur lambris qui était sous le vocable de Saint Laurent. Signalée dès 1669, elle fut à nouveau bénite le 6 janvier 1753 par Mgr Germain Chateigner de la Chateigneraye, aumônier de l’abbé commendataire de Bourgueil, ce qui indique peut-être une reconstruction à cette époque.
Le logis central, qui se développe entre deux pavillons à fronton triangulaire, est percé d’une porte en cintre surmontée d’un fronton courbe. Ce logis a été prolongé au XVIIIème siècle de deux ailes basses, à l’est et à l’ouest.
Plus loin, une tour cylindrique était la tour d’angle sud-ouest de protection de l’enceinte du parc.
La façade du corps du logis, très classique, d’une rigoureuse symétrie, a été élevée au XVIIème siècle. Il présente au centre un avant-corps en très légère saillie et à fronton courbe, avec une porte fenêtre munie d’un balcon en fer forgé au-dessus de l’entrée en plein cintre qui a gardé ses ferrures d’origine. Deux ailes à tympan triangulaire et chaînage d’angle, s’avancent à chaque extrémité. Toutes les ouvertures à linteau cintré ont des huisseries à petits carreaux. Un bandeau plat court au niveau des allèges et de chaque côté, le toit est percé d’une lucarne à ailerons. Au XVIIIème siècle, la maison fut agrandie au couchant et au levant par deux ailes comportant seulement un rez de chaussée et un comble à la Mansard.
Dans leur prolongement, la cuisine actuelle avec sa cheminée à hotte serait le vestige d’une construction plus ancienne du XVIème siécle.
A l’intérieur l’escalier est à rampes droite inégales, l’avant-dernière travée conduisant au grenier est couverte d’une voûte de pierres de taille.
La façade donnant sur la cour intérieure est flanquée de deux tours quadrangulaires dont le seul ornement est une petite lucarne circulaire.
Au nord, s’alignent les communs d’époques différentes.
La partie le plus remarquables est une orangerie du XVIIIème siècle avec trois arcades en plein cintre appareillées en bossage et un toit mansardé avec un fronton triangulaire. Elle est comprise dans l’arrêté du 20 avril 1971 qui a inscrit cette maison remarquable à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Un escalier à vis, témoin probable de l’édifice primitif, permet d’accéder à une magnifique cave voûtée. Une autre située sous une dépendance se prolonge par une galerie souterraine passant sous la route en direction de bourg et donnant accès à l’intérieur du prieuré, ancien presbytère. Des éboulement la rendent aujourd’hui impraticable.
La Platterie qui relevait de la baronnie de Saint Michel sur Loire, était un fief qui, sur le rôle de 1639, est indiqué sur la paroisse de « Benays » pour un revenu annuel de 10 livres. Il appartenait dès la fin du XVIème siècle à la famille de Lesme. Florent de Lesme, seigneur de la « Platerye » est parrain à Restigné le 16 mai 1589, sa femme, françoise de Housseault, est marraine le 24 février 1593. Demoiselle Aymée Darmoyen remplit la même fonction le 16 juin 1602; elle est dite alors « épouse de noble homme René de Lesme, syeur de la Platerye ». Devenue veuve, elle se remaria avec Mathieu de Guiot « sieur de Montegeu » le 25 aout 1617. Il y avait à Restigné au Moyen age, une viguerie appelée plus tard « la mairie de Restigné » que Pierre de Lesme possède en 1637-1639-1643. Il s’était uni en 1623 avec Aimée, fille de Jules de Quétier, écuyer, seigneur de Lerbillière en la paroisse de « Saint Cyre du Gost en Touraine » (Loir-et-Cher). Il vivait encore le 20 février 1651 et avait eu plusieurs enfants dont Jules baptisé le 30 novembre 1625.
Cependant, dans la seconde moitié du XVIIème siècle, le fief changea de possesseur. En effet, un acte du 5 mars 1669 est ainsi conu : « Mariage dans la chapelle Saint Laurent de La Platerye par noble et discret Mgr Guillaume Guesdier, prêtre, chanoine et sous-doyen de Saint Martin de Tours, seigneur de la Platerye, la Philberdière, oncle de l’épouse, de François de Montplacé, écuyer, seigneur du dit lieu, paroisse de Bourg, avec demoiselle Marie, fille de rené Guéniveau, conseiller du roi, élu, l’élection d’Angers et de Françoise Guesdier ». C’est cette alliance, qui explique que la famille de Montplacé ait eu le domaine par la suite.
En 1750, un nouveau seigneur de la Platerye apparaît dans les registres. C’est cette alliance, qui explique que la famille de Montplacé ait eu le domaine par la suite.Le 20 aoùt de cette année on célébra le baptême d’Augustin Clèment fils d’André Berthelot, seigneur de « La Platterie » et d’Angélique Sourdeau de Beauregard qui mourut en 1780. Ce sont eux qui firent bénir à nouveau le chapelle le 6 janvier 1753. Leurs fils André Berthelot de Villeneuve est dit mousquetaire noir dans la maison du roi en 1749, puis ancien officier au régiment d’Auvergne en 1776. Il épousa en premières noces Marie Pétronille de Gargan dont il eut au moins un fils, Théodore François, né en 1776, puis Angélique Louise de la rue Ducan de Champchevrier. Le 27 janvier 1782, on enterra un enfant né de cette union qui fut simplement ondoyé. André Berthelot comparut en personne à l’assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789 en tant que seigneur de Vauricher, mais fut également représenté à l’assemblée de l’Anjou à la même époque. Théodore François fut maire de Restigné en 1801, 1807 et 1812. Philippe Berthelot dèmembra la propriété en 1858 et le château fut vendu à une famille dont les descendants le léguèrent aux « Orphelins d’Auteuil » qui l’utilisèrent de 1935 à 1956.
Après deux nouvelles mutations, « La Platerye » fut acquise par Sophie et François DUGUET
Un projet de rénovation constant du Château de la Platerye est, depuis l’achat de la propriété en 2004, en cours, orchestré par leurs propriétaires.
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~ par leblogdumanoirderestigne sur 2 février 2010.

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